Coucher de soleil / Île-de-Bréhat – France

Coucher de soleil / Ile de Bréhat

Le breton est longtemps resté la seule langue parlée par les îliens, probablement jusqu’au début du XIXème du siècle. Cependant, le français fait son apparition bien plus tôt que sur le continent. Les Bréhatins commencent ainsi à l’employer dès les années 1850, sans doute parce qu’un grand nombre d’entre eux servent alors dans la marine marchande. En 1920, l’enquêteur Pierre le Roux relève que le « le breton n'[y]est plus parlé que par très peu de personnes, très âgées’« 12. On peut supposer que les derniers locuteurs se sont éteints dans les années 1940. Le dialecte bréhantin, comme le montre l’Atlas Linguistique de la Basse-Bretagne, rédigé en 1927, est très proche du breton du Goëlo. Il possédait néanmoins quelques formes plus archaïques, du fait de son isolement relatif du continent. Pour l’heure, il n’a pas été retrouvé d’enregistrements dans ce dialecte.  470 : selon une croyance populaire, saint Budoc, moine breton (Bretagne insulaire), aurait construit un monastère sur l’île Lavrec, à l’est de Bréhat. Ce serait le plus vieux monastère de la péninsule armoricaine25 ;

Mythes et légendes

Selon certain guides touristiques, Vauban qui aurait fortifié l’île sous Louis XIV, fit également construit le passage (pont en breton) qui relie les deux îles. Selon toute vraisemblance le Pont ar Prat (« pont de la prairie » – également appelé « pont Vauban ») – n’a jamais été conçu ou bâti par l’architecte. En réalité, il serait plus ancien et existait déjà au moment de la visite de Vauban sur l’île en 1695. Construit à l’origine sur un tombolo de galets, il fut cependant consolidé en moellons et pierre de taille en 1756. Depuis cette date, le Grand pont fut reconstruit entre 1795 et 1800, puis surélevé et consolidé à plusieurs reprises3.